La publication du “Rapport du Conseil fédéral sur les utilisations illicites d’œuvres sur Internet en réponse au postulat 10.3263 Savary” fait encore des vagues. Pour rappel, ce rapport a été rédigé suite au postulat de Mme Savary, intitulé “La Suisse a elle besoin d’une loi contre le téléchargement illégal”. (je ne vais pas m’étendre sur l’infondé de la phrase en elle-même qui pose la question si il faut un loi contre quelque chose d’illégal.. !? Vous avez compris, oui. Ou bien c’est légal et l’on se demande si il faut l’interdire, ou bien c’est déjà illégal, au quel cas, une loi existe déjà).
En janvier 2012, une nouvelle association a vu le jour, l’association des Acteurs de la scène musicale Suisse, composée de multiples musiciens suisses qui veulent défendre leurs droits. Sur le site de cette association on peut lire:
Le but de l’association est de promouvoir les intérêts des créateurs de musiques actuelles en Suisse, que ce soit dans un cadre juridique, politique ou médiatique, et d’influencer toute décision ayant trait à la création musicale et à la distribution d’enregistrements ainsi qu’à leur accessibilité publique. En outre, l’association sert également de plaque tournante pour l’échange d’idées entre les membres et de plateforme pour diverses actions. Tout parolier, compositeur, producteur, musicien ou interprète peut y adhérer. La cotisation annuelle est fixée à CHF 150.- par membre.
Source: http://musikschaffende.ch/info
Ces buts semblent nobles, rien à redire, chacun a le droit de défendre ses intérêts, bien évidemment. Continuons à lire…
Dans ce post on peut lire:
Nous espérions que les milieux politiques comprendraient les dangers que la dérégulation totale actuellement en pratique fait courir au milieu des musiques actuelles mais à notre grand dépit, force nous est de constater qu’il n’en n’est rien.
Source: http://musikschaffende.ch/archives/919
Quoi? Quelle dérégulation totale? Dérégulation veut bien dire, sans règles, c’est bien loin d’être le cas! Il existe une montagne de règles / lois, des taxes dans tous les sens, pas moins de CINQ sociétés qui perçoivent les droits d’auteurs (SUISA, SWISSPERFORM, SUISSIMAGE, SSA et ProLitteris) et un droit d’auteur au top du standard international.
Continuons à lire:
La décision du Conseil Fédéral de ne pas entrer en matière, de laisser nos œuvres libres d’accès sur internet, de nier notre travail et de nous priver des bénéfices qui nous permettent de continuer à produire nous chagrine au plus haut point.
Source: http://musikschaffende.ch/archives/919
Quoi? Sérieusement? Vos oeuvres sont disponibles sur Internet? Ça ne vous viendrait pas à l’idée que, peut-être, vous êtes plus connus grâce à ça? Que grâce à ça vous n’avez plus besoin de 52 intermédiaires? Que vous pourriez gagner plus que les 80 cts par CD sans ces intermédiaires? De plus la diffusion est illégale! C’est le téléchargement qui est légal et la raison est très simple. Le consommateur n’est pas en mesure de différencier les offres légales des offres illégales. Si demain, la RTS diffuse un film et ne paye pas les droit, qui est punissable? Les téléspectateurs? Bien sûr que non, et pourtant c’est exactement ce que l’on veut faire!
Le sommet, c’est bien sûr, que ces grands défenseurs d’un Internet censuré, filtré et surveillé utilisent pour leur site web:
- Le gestionnaire de contenu, WordPress, sous licence libre;
- Le logiciel de serveur web, Apache, sous licence libre;
- Le système d’exploitation, FreeBSD, sous licence libre;
- La police de caractères, Titillium, sous licence libre;
- L’hébergeur, hostpoint, qui n’utilise que des solutions libres.
- Les PDFs ont été générés avec l’outil, Ghostscript, sous licence libre.
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